Dafy a testé pour vous
Le blouson Bering Alaska

Bastien Client & Testeur Dafy

J'ai testé pour vous :

Le blouson Bering Alaska

(4/5) 8 décembre 2021

La veste Alaska de chez BERING annonce clairement la couleur : à la fois étanche et respirante, sobre et efficace, du scratch, du velcro, des poches, des bandes réfléchissantes, et de la ventilation à gogo… Oui, vous avez ici la nouvelle veste entièrement tournée TOURING de l’équipementier français, et son nom n’a pas été choisi au hasard ! Nous sommes fin octobre alors que j’écris ces lignes, et j’ai eu la chance (question de point de vue, je vous l’accorde) de soumettre la veste aux premières vraies intempéries qui suivent l’été, celles qui mouilles, qui tentent de te désarçonner, et qui veulent impérativement que tu finisses aussi trempé qu’un phoque. Alors, vraiment prête pour les routes verglacées cette Alaska ?

Confort

Bon, sur ce point-là, inutile de faire durer le suspense plus longtemps : qu’est ce qu’on se sent bien dans cette veste Bering !

Pour une veste hiver typée touring, la première surprise se situe au niveau du poids : même avec doublure, elle s’avère vraiment légère ! C’est donc un plaisir à porter, sans avoir l’impression d’être trop pataud. La coupe est très bien pensée, et on se sent véritablement comme dans un gant, de quoi voir venir de très nombreux kilomètres.

Les diverses protections ne gênent en rien les mouvements, et les velcros permettent d’ajuster idéalement le serrage à la taille.

Le système de fermeture du col ajustable est ingénieux, et fait là aussi parfaitement le job : plus besoin d’avoir un horrible velcro au niveau du col, ce système de bouton avec plusieurs positions permet de couper tout flux d’air indésirable.

Au niveau de la doublure, ne pensez pas que sa finesse soit signe d’inefficacité : il s’agit d’une doublure (amovible) « Micro polaire » en 120gr. Autrement dit ? Une barrière isolante efficace ! Relativisons tout de même, j’ai quelques doutes sur l’Alaska. Disons que lorsque les températures restent au-dessus de 0, cette veste saura parfaitement vous garder au chaud. En dessous, il faudra peut-être envisager un équipement plus exclusif.

À l’inverse, et pour affronter les « coups de chaud » en voyage, le système de ventilation « Pulse Air System » se veut efficace et réglable : deux zips sur la poitrine, un dans le dos, et un flux d’air qui vient instantanément refroidir les ardeurs.

Allez, puisqu’il ne faudrait pas être trop élogieux, un seul bémol sur l’item du confort à mon goût : les manches me paraissent légèrement trop courtes, remontant ainsi un peu trop sur les poignées lorsque l’on adopte une position bras tendus. Avec la paire de gants qui va bien, ce sera un avantage certain (ce qui sera forcément le cas pour un road-trip hivernal sur les terres glacées), mais sur une paire de gant intersaison plus courte, cela peut représenter un léger inconfort.

Pas éliminatoire du tout donc au regard du confort général, mais à garder en tête lorsque vous choisissez votre équipement.

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Design

La complexité des vestes dites de « voyage » est d’offrir tous les éléments pratiques et de sécurité, sans obligatoirement tomber dans les travers du déguisement du parfait baroudeur dès lors que l’on envisage une utilisation dans un contexte moins… disons… extrême.

Ici, BERING a fait le choix d’un design sobre, sombre, relevé uniquement par quelques détails rouges et par les incontournables éléments réfléchissants (parfaitement intégrés à l’allure générale par ailleurs).

Si à première vue l’aspect du tissu TASLON donne une impression un peu « plastifiée », c’est qu’il s’agit tout simplement d’un tissu imperméable laminé avec membrane BWTECH500 : de quoi rapidement oublier cet effet quelque peu surprenant.

En termes de style, le fait de pouvoir resserrer la veste à divers endroits permet d’ajuster la veste au corps, changeant ainsi catégoriquement la donne par rapport à une veste qui pourrait être plus épaisse. On se sent donc aussi bien au guidon, qu’une fois la béquille déployée.

Un petit reproche à faire, tout de même : une poche sur le torse aurait été appréciée (mais rendue impossible par le système d’aération), ou un logement sur la manche permettant d’y loger une carte de crédit, un badge de péage ou tout autre élément de petit format susceptible de servir intensément lors d’un voyage. Oui, il chipote.

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Protection

Pour ce qui est de la sécurité, la Bering ALASKA propose des protections « protect flex oméga » au niveau des coudes (réglables) mais également au niveau des épaules.

Concernant la dorsale, celle-ci n’est pas fournie, comme c’est souvent le cas de base ; sachez qu’il vous faudra opter en supplément pour l’une des dorsales compatibles : Bering (level 1 ou 2), Alpha (level 1 ou 2) ou encore Omega (level 1 ou 2). Attention donc si vous espérez réutiliser pour exemple votre d3o comme cela aura été mon cas : ça ne passe tout simplement pas dans le filet prévu à cet effet. Comptez une trentaine d’euros pour une dorsale de niveau 2 compatible.

À ces éléments de renfort s’ajoutent les inserts réfléchissants évoqués plus haut, qui ont le mérite d’être à la fois discrets, mais efficaces.

Bien entendu, le tout est homologuée CE et EPI. En bref, une fois doté de sa dorsale, cette veste offre tous les éléments pour se sentir en sécurité.

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Résistance aux intempéries

Savez-vous d’où vient le nom BERING ? Il s’agit du point de jonction entre… l’Alaska et la Sibérie !

Autant vous dire qu’avec un tel nom, la marque n’a pas intérêt à décevoir. Et bien voilà, les 50ans d’expérience de l’équipementier au logo à l’ours blanc parlent !

Malgré plusieurs roulages effectués sous des trombes d’eau, le bonhomme est resté au sec ! Que ce soit au niveau du col, des manches, des fermetures ou même du tissu, l’eau est sagement restée à l’extérieure.

Mais ça ne s’arrêtes pas là. Grâce à sa coupe ajustée, la prise au vent est également réduite !

Enfin, j’ai eu quelques doutes au niveau des fermetures du système de ventilation « Pulse Air System » qui s’avère si appréciable en été : et bien là aussi, Bering l’a anticipé : les zips sont étanches.

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Qualité

Difficile de trouver quoi que ce soit à reprocher au Bering : les finitions sont à la hauteur de la promesse, le tissu pensé pour offrir un confort optimale. Un équipement qui devrait donc rester un certain temps dans votre armoire et affronter de multiples hivers sans trop souffrir…  

Vis-à-vis du tarif auquel la veste ALASKA est proposée, le rapport qualité/prix s’avère très bon.

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Polyvalence

Cette veste moto est clairement à mettre dans la catégorie « hiver », mais il faut nuancer.

Touring ? Oui, c’est certain, mais pas pour traverser le désert des bardenas un 15 août. Même si le système d’aération s’avère efficace et fera de cette veste le parfait allié pour de nombreuses balades et ce à travers les saisons, vous ne pourrez exiger de ce produit de rester au frais alors qu’elle vous offre une étanchéité remarquable les jours de déluge.

À noter, la doublure amovible relativement efficace permet cependant de rouler une grosse partie de l’année avec une seule et même veste tout en se sentant à l’aise, et ça, c’est un vrai plus pour ceux qui recherchent la polyvalence sans multiplier les équipements.