Dafy a testé pour vous
Le blouson Rev'it Afterburn

Bastien Client & Testeur Dafy

J'ai testé pour vous :

Le blouson Rev'it Afterburn

(4/5) 22 décembre 2021

Motard au quotidien, que ce soit par simple plaisir le week-end ou pour me rendre au boulot sur la rocade bordelaise en semaine, j’ai eu l’occasion d’éprouver le très élégant blouson AFTERBURN H2O de chez REV’IT sur les routes du sud-ouest de la France par nos belles journées d’été, mais également dans des conditions plus compliquées. Je vous propose ici mon retour d’expérience après quelques 450kms sous ce blouson, tantôt au guidon de mon Street Triple R, mais aussi de mon fidèle VFR 800 de 98 : deux esprits différents pour une veste qui se veut tantôt urbaine, tantôt sportive !  

Confort

Ma première impression concernant ce blouson aura été la suivante :

Soit ce blouson moto Rev'it Afterburn est particulièrement ajusté, soit le confinement a eu plus d’effet que je ne le craignais, et il va falloir que j’accepte de prendre une taille au-dessus pour mes équipements. Avec le recul (et l’avis de ma douce, dont le tact est proche de celui d’un diable de tasmani), il est possible que la raison soit donc double !

La veste est taillée de façon à couper le vent, à garder le pilote au sec, tout en restant dans un style urbain et décontracté proche du corps. Une fois la doublure thermique retirée, on gagne donc en aisance. En hiver, la doublure fait office de cocon, et on se sent parfaitement au chaud, du moins, je le suppose (pour rappel, j’ai testé cet équipement principalement au cœur de l’été, même si j’ai eu droit à quelques journées fraiches).

En termes de confort, le fait que la capuche soit amovible est un vrai plus : en fonction du casque et de la position de conduite, il est parfois agréable de pouvoir la supprimer pour éviter un désagréable frottement.

Les aérations sont parfaitement étudiées pour offrir un flux d’air rafraichissant très agréable.

Les réglages, que ce soit au niveau de la taille, des manches ou des poignées permettent un ajustement variable : ici aussi tout est prévu pour que rien ne vienne gêner vos moments au guidon.

En bref, sur le point du confort c’est donc un carton plein : on se sent bien dans ce blouson, dès lors que l’on aura pris le temps de bien choisir la taille… 

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Design

Ce blouson s’inscrit dans la veine des équipements moto qui n’ont pas l’air d’en être, et ça, personnellement, j’apprécie ! 

Dans mon cas, dans son coloris « Navy » (bleu foncé), la veste brille par sa discrétion et sa sobriété. Elle est également proposée en gris et en noir, pour s’adapter à tous les motards.

Mais derrière cette apparence discrète se cache un véritable blouson moto, n’en doutez pas : ajusté près du corps pour la vitesse, disposant de divers ajustements bien intégrés, d’une boucle permettant d’accrocher le jean, c’est un allié redoutable et particulièrement polyvalent.

Niveau rangement, nous sommes dans les standards de la gamme : 2 poches fendues extérieures, et 2 poches intérieures avec doublure isolante pour garder ses papiers au sec.

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Protection

Revenons en détail sur les protections proposées par le Afterburn H2O :

Niveau épaules et coudes, nous sommes sur des protections SEESMART type RV31-L1-B homologuées CE niveau 1 (pour rappel, il s’agit du niveau intermédiaire, ceux-ci allant de « Niveau urbain », à CE niveau 2 pour des vitesses élevées, voire de la piste).

Les protections sont bien présentes, et se montrent rassurantes, pas de doute à ce niveau là.

Le blouson dispose également d’une poche pouvant accueillir la dorsale SEESOFT type RV (certifiée elle niveau 2). Cette dorsale, optionnelle donc (et proposée au tarif de 39.99€) est faite d’une superposition de couches, permettant de conserver une certaine liberté de mouvement. De par sa conception, elle s’adapte parfaitement au blouson testé ici, et ne vient pas complétement déformer le vêtement.

Non négligeable et déjà évoqué précédemment, le blouson dispose d’une boucle à l’arrière permettant de l’attacher à son jean : indispensable pour conserver une bonne protection en cas de chute.

Le seul point qui pourrait s’avérer discutable en termes de protection serait la question de la visibilité : effectivement, et je l’ai détaillé précédemment, ce blouson se voulant passe partout, il ne présente pas énormément de zones réfléchissantes (seuls certains empiècements le sont). Et oui, discrétion et visibilité font rarement bon ménage…

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Résistance aux intempéries

Nous arrivons ici sur une des véritables promesses de ce blouson, et un indice se cache dans son nom : H2O ! Rappelons-le, ça ne fait pas de mal, H2O est la molécule… de l’eau. Alors, promesse d’une transpiration excessive ou d’une résistance aux intempéries diluviennes ?

Alors, excès de confiance ou véritable avantage de cet équipement ? J’ai eu la chance (…) de pouvoir tester ce point en détail.

Tout d’abord, pourquoi ce nom : le Afterburn est doté, je cite, d’une membrane « Hydratex G-liner » étanche recouvrant la doublure filet du vêtement.

En complément, les coutures sont thermosoudées afin de garantir l’imperméabilité tout en préservant le bénéfice de cette technologie G-liner.

En pratique ? Et bien ça marche. Malgré de grosses intempéries, le bonhomme est arrivé au sec ! Le tissu est déperlant, ce qui permet également au blouson de sécher rapidement.

Pari tenu donc. En complément, la doublure thermique s’avère relativement efficace.

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Qualité

L’ensemble respire la qualité, les coutures semblent solides, les divers éléments d’ajustement sont costauds, et cette veste devrait pouvoir vous accompagner sur un certain nombre de saisons sans problèmes.

La fermeture éclaire semble, également, relativement résistante.

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Polyvalence

Le Afterburn H2O de chez Rev’it dispose comme nous l’avons vu d’un certains nombres de qualités qui changent radicalement une journée au guidon de sa moto :

Confortable, étanche, respirant, réglable, esthétique… La marque place même son produit dans la catégorie « sportive », en s’appuyant sur la coupe ajustée.

Le fait de pouvoir retirer la capuche permet également de changer le profil esthétique en quelques secondes.

Cet équipement devrait donc faire mouche chez un large panel de consommateurs, signe que la polyvalence est bien au rendez-vous.

Petit bémol cependant, qui dit veste étanche, dit veste « piège » les jours de canicule : lors des grosses chaleurs, les ventilations zippées de type « VCS » ne suffiront pas à faire descendre suffisamment la température au cœur du vêtement, et ce même en position complétement ouverte. Cependant, difficile d’en tenir rigueur, le vêtement parfaitement multi-saisons alliant technicité et esthétique n’existant pas à mon sens.